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Association culturelle pour le voyage en Suisse (ACVS)

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Bulletin 20/2019: Jeunesse et voyages (1700-1830)

Association culturelle pour le voyage en Suisse (ACVS) Publié le 3 septembre 2019 par blovis9 septembre 2019

Avant-propos

Durant l’époque moderne, les jeunes sont de plus en plus nombreux à tenir un journal dans lequel ils consignent leurs voyages, accompagnés de leurs parents, amis ou enseignants. Ce numéro du Bulletin leur est dédié.

Vers la fin du XVIIIe siècle, faisant écho à l’attente des familles bourgeoises et nobles, qui elles-mêmes les proposent (ou les imposent…) à leurs enfants, les pensionnats mettent à leur programme des voyages et courses destinés à offrir à leurs élèves l’occasion d’apprendre. C’est-à-dire d’acquérir des connaissances « réelles », en opposition au savoir purement livresque, de plus en plus décrié à l’époque. Les voyages effectués dans le cadre de l’institut Naville que relate le fils de son fondateur, étudiés par Fiona Fleischner, ou le voyage de Jean Benjamin Jaïn dont nous éditons le journal, participent de cet usage, où la plume se fait le support des connaissances acquises. Voyage et formation sont étroitement liés, comme le montre également Meike Knittel à l’exemple du jeune Johannes Gessner, dont les premiers voyages dans les Alpes, au début des années 1720, constituent une véritable porte d’entrée dans le microcosme des botanistes. Dans le cadre familial, l’objectif didactique paraît tout aussi essentiel ainsi qu’en témoignent les journaux tenus en parallèle par Johanna Schoppenhauer et son fils Arthur au début du XIXe siècle sur lesquels Ivana Lohrey montre l’impact ineffaçable des impressions suscitées par le paysage helvétique. Moins féru de paysage, Louis Odier herborise dans la campagne genevoise en compagnie de ses camarades joignant à la récolte des plantes la recherche d’une certaine liberté que le cadre urbain n’offre guère.

Notre dossier s’intéresse autant aux pratiques viatiques qu’à celles de l’écriture, étroitement liées à une époque marquée par un fort intérêt pédagogique. Ces pratiques d’écriture, recommandées par la littérature d’éducation de l’époque – Rousseau, Mme de Genlis, Basedow, etc. – commençaient parfois avant même que l’enfant sache manier la plume. Ainsi en est-il de Gonzalve Grand d’Hauteville, fils de la famille d’Hauteville propriétaire du château du même nom. En 1819, alors âgé de 7 ans, il dicte son journal à sa mère, chaque soir, à l’occasion d’un voyage en Italie. Il s’agit pour le garçon d’apprendre les codes d’un genre dont l’usage apparaît comme une obligation. Les comptes rendus des jeunes gens, formatés par une culture commune et l’influence des récits de voyage, apparaissent étonnamment proches. Il s’agit de prendre note de l’itinéraire, de décrire le chemin et le paysage en évaluant leur beauté et leur intérêt. Répondant aux préceptes de la littérature pédagogique, d’autres vont plus loin en commentant l’histoire des lieux visités, les formes de gouvernement, l’état du commerce et de l’agriculture, joignant à l’éducation du regard la formation du jugement. Au-delà des connaissances acquises, des paysages observés et des visites effectuées dont rend compte l’exercice formaté du journal, c’est entre les lignes qu’il faut tenter de lire l’expérience viatique des jeunes scripteurs et… des scriptrices. Bien qu’absentes de ce numéro, les jeunes filles, à cette époque, n’en voyagent pas moins et pour des raisons similaires, alliant plaisir et découvertes. Mais si les archives helvétiques conservent de beaux exemples de journaux qu’elles ont tenus à l’occasion de déplacements plus lointains, principalement en France, leurs éventuels récits de voyage en Suisse – à l’exception du journal d’Aimée Grand d’Hauteville dont il a été question dans un précédent numéro du Bulletin – restent encore à découvrir.

Sylvie Moret Petrini


Sommaire

Dossier : « Jeunesse et voyages (1700-1830) »
Meike Knittel, Devenir botaniste au XVIIIe siècle : les premiers voyages de Gessner et des jeunes Zurichois dans les Alpes
Fiona Fleischner, Une « récréation instructive ». Les journaux de voyages rédigés à l’âge de dix ans par Éric Grand (1796) et Jean-Louis Naville (1822)
Philip Rieder, En deça et au-delà des murs : les excursions de l’adolescent genevois Louis Odier (1748-1817)
Ivana Lorhey, « L’immensité prodigieuse de la nature ». Le journal du voyage en Suisse du jeune Schopenhauer (1803-1804)
Sylvie Moret Petrini, Le journal de voyage dans les ouvrages pédagogiques au XVIIIe siècle
Sylvie Moret Petrini, Journal d’un voyage fait en Suisse par la pension de Mr Rahn d’Araau en 1788, par Jean Benjamin Jaïn.
Sylvie Moret Petrini, L’iconographie dans les journaux de voyage d’Henri Georges de Mestral (1789-1790)

Comptes rendus
Mathieu Narindal: Andreas Bürgi, Eine touristische Bilderfabrik : Kommerz, Vergnügen und Belehrung am Luzerner Löwenplatz, 1850-1914, [avec la collaboration de Philipp Flury et Claudia Hermann], Zürich, Chronos Verlag, 2016.
Patrick Vincent: Françoise Krattinger (éd.), Destination Patrimoine : Sentiers historiques, [avec la collaboration de Nicolas Schwab, Florian Baumgartner, Timon Dönz et la traduction de Léo Biétry], Zürich, Patrimoine suisse, 2018.
Patrick Vincent: « Albert Smith. Le spectacle du Mont-Blanc », Exposition au Musée Suisse du Jeu à La Tour-de-Peilz du 23 novembre 2018 au 8 septembre 2019, nombreuses illustrations.
Patrick Vincent: Aldo Audisio et Veronica Lisino, Albert Smith : Lo spettacolo del Monte Bianco et altre avventurre in vendita [Le spectacle du Mont-Blanc et autres aventures en vente], Torino, Museo nazionale della montagna, 2018.

Vie de l’association
Sortie annuelle 2019 : sur les traces de Voltaire (Délices, Ferney) / Lausanne à l’heure d’été 2019 / Liste des membres / Procès-verbal de l’Assemblée générale 2018

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ViaStoria 2018/2: « Routes et trafic en images »

Association culturelle pour le voyage en Suisse (ACVS) Publié le 4 janvier 2019 par blovis7 février 2019

Dans l’histoire des transports, le dessin, la gravure et la photographie constituent des archives exceptionnelles. La planification et la construction des infrastructures, des routes, des chemins de fer n’auraient pu se faire sans l’aide de l’image ; les modes de déplacements et la mémoire des voyages nous sont conservés par elle autant que par le texte. Les images vernaculaires, bien présentes dans les témoignages de voyages anciens et que la photo a immensément multipliées, sont une mine d’informations pour les historiens. Ce numéro de Wege und Geschichte propose d’explorer ces domaines en réunissant, avec des historiens de la Suisse, des chercheurs venus du projet Viaticalpes à l’université de Lausanne, du projet Eikones à l’université de Bâle et des historiens de l’IVS. Claude Reichler

Table des matières

Alpine Transportformen in wissenschaftlichen Zeichnungen, 1900–1975, par Jon Mathieu

Grimsel-Saumroute: Malgründe zeigen Abgründe – «Man passirt bisweilen an der Seite von Abgründen…», par Julia Hausammann

William Brockedon, un illustrateur des cols alpins au temps de la Restauration, par Daniela Vaj

Vues et panoramas dans les guides de voyage consacrés à la Suisse au XIXe s. L’importance d’une marge, par Ariane Devanthéry

Am Bahnhof geboren – Lebensgeschichten, Eisenbahnen und Kunst, Sabine Bolliger

Sehen und gesehen werden: Zentralschweizer Panoramastrassen und Promenaden, par Erika Flückiger Strebel

Mein Urgrossvater und seine Motorfahrzeuge, par Andres Betschart

→ Télécharger table des matières et éditorial
→ Commander: stiftung@viastoria.ch

Publication : thèse d’Ariane Devanthéry, « Itinéraires. Guides de voyage et tourisme alpin », 2016

Association culturelle pour le voyage en Suisse (ACVS) Publié le 2 mai 2017 par blovis2 mai 2017

Ariane Devanthéry, Itinéraires. Guides de voyage et tourisme alpin (1780-1920), Paris, Presses de l’université Paris-Sorbonne, coll. « Le Voyage dans les Alpes », 2016

 

2017.01 couv_thèse ArianeLes guides de voyage ne sont pas des livres comme les autres. Parce qu’ils ne traitent pas que de savoir et de culture, mais aussi du monde physique, réel. Parce qu’ils ne s’adressent pas qu’à des lecteurs, mais aussi à des voyageurs. Si le voyageur demande à se repérer dans le monde, le lecteur a besoin de se retrouver dans le texte et l’organisation de son guide. Lu face à l’église qu’il décrit, sur le pont qu’il mentionne, un guide est rarement utilisé de manière linéaire. Il induit une lecture spécifique, discontinue. L’auteure envisage ici le guide de voyage comme une forme ou un « genre » littéraire qui établit ses propres conventions.

Ariane Devanthéry en décrit les modes de lecture au cours d’un « long XIXe siècle », durant lequel s’invente et se développe le tourisme moderne. Elle retrace l’histoire du genre et analyse ses propriétés formelles, constituées progressivement par la collaboration involontaire d’éditeurs concurrents, devenus célèbres dans toute l’Europe : les Murray, Baedeker et Joanne. Focalisant ses enquêtes sur le tourisme alpin, prêtant la plus précise attention à la matérialité des guides, l’ouvrage montre les liens étroits qui ont associé la forme littéraire et les pratiques voyageuses. Conçus et utilisés pour donner accès à des savoirs et à des espaces géographiques, les guides du XIXe siècle nous ouvrent un domaine historique nouveau d’une exceptionnelle richesse.

Ariane Devanthéry a été reçue sur Espace 2, dans l’émission Versus du 4 avril, pour parler de son livre.

→ Commande

Table des matières
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Le Bulletin 2016 de l’ACVS fête l’an 1816!

Association culturelle pour le voyage en Suisse (ACVS) Publié le 19 septembre 2016 par blovis21 décembre 2016

Avant-propos

bulletin_acvs_2016_couvA première vue, l’année 1816 ne mérite pas une commémoration. Le Congrès de Vienne, où Vaud et Genève ont négocié leur indépendance en rejoignant la Confédération, était ratifié depuis six mois, la Sainte Alliance conclue et Napoléon croupissait à Sainte-Hélène. En France, c’était l’heure des représailles, cette « Terreur blanche » qui a vu de nombreux anciens bonapartistes et républicains prendre le chemin de l’exil, tandis qu’en Allemagne et en Italie l’espoir des jeunes nationalistes s’estompait et qu’en Grande Bretagne la grogne montait parmi les ouvriers, privés de travail à cause de la paix. En Suisse, cette même crise économique poussait les plus démunis à émigrer pendant que la Diète s’intéressait avant tout à réorganiser l’armée fédérale. La météo, chamboulée par l’explosion d’un volcan à onze mille kilomètres de distance, semblait s’inspirer de ce climat politique morose, provoquant des crues dans les lacs, des avalanches et des glissements de terrain un peu partout dans les Alpes, et la dernière grande famine de notre histoire. Pour ajouter encore une touche apocalyptique, des taches noires apparurent sur le soleil à plusieurs reprises, tandis que la prophétie dite de Bologne annonçait la fin du monde le 18 juillet. Malgré ce sombre tableau, 1816 reste une année importante dans les annales du voyage en Suisse, et ceci pour deux raisons. Premièrement, le Grand Tour y reprit ses droits sous une forme plus proche du tourisme moderne que du voyage privilégié des Lumières. […] La deuxième explication justifiant une commémoration est la visite en Suisse en 1816 d’un petit cénacle d’écrivains qui ont contribué à la renommée du Léman et des Alpes. La Gazette de Lausanne, à la date du 25 juin, nota que « parmi le grand nombre d’Anglais qui habitent les environs de Genève, on remarque l’un des poètes les plus distingués de l’Angleterre, Lord Biron [sic] ». […]

Patrick Vincent


Sommaire

Dossier : « 1816 »
Patrick Vincent, Avant-propos
Daniel Krämer, « Aujourd’hui, les gens pâturent avec le bétail » : La dernière grande famine de Suisse, 1816-1817
Jean-Daniel Candaux, 1816 : Le dernier été de Coppet. Appendice : Souvenirs du duc de Broglie
David Spurr, Le voyage des Shelley à Chamonix
Patrick Vincent, « Je viens de repeupler mon esprit des scènes de la nature » : Lord Byron dans l’Oberland Bernois. Appendice : itinéraire de Byron dans les Alpes

Actualités de la recherche
Christine Gmür, « I’ll always give a hurrah for Switzerland and the Swiss » : Charles Dickens et la Suisse
Rafael Matos-Wasem, « Territet Belle époque », complexe de culture et de loisirs

Guides pour une histoire
Ariane Devanthéry, Dans les pas des grands hommes : le guide Murray et Byron

Comptes rendus
Claude Reichler : Michel Dousse et Claudio Fedrigo (dir.), Fribourg vu par les écrivains. Anthologie XVIIIe-XXIe s., BCUF – Ed. de l’Aire, nouvelle édition, 2015
Claude Reichler : Michel Dousse, Alexandre Dumas à Fribourg, BCUF, 2015
Claude Reichler : Alexandre Dumas, Impressions de voyage : Suisse, Alain Chardonnens (éd.), L’Harmattan, 2015
Claude Reichler : Barbara Piatti, Es lächelt der See. Literarische Wanderungen in der Zentralschweiz. Luzern – Vierwaldstättersee – Gotthard, Rotpunktverlag Zürich, 2013
Pierre-François Mettan : Christophe Gaillard, Une aurore sans sourire, Ed. de l’Aire, 2015

Vie de l’association
Sortie annuelle 2015 : excursion à Lucerne et au Rigi / Lausanne Estivale 2016 / Liste des membres / Procès-verbal de l’Assemblée générale 2015

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Lausanne Estivale 2016: les thèmes de nos balades culturelles!

Association culturelle pour le voyage en Suisse (ACVS) Publié le 13 juin 2016 par blovis23 août 2016

Les visites suivantes sont présentées par l’ACVS dans le cadre de Lausanne Estivale 2016. Comme le veut la formule de la manifestation, elles sont gratuites et ouvertes à tous.
Les visites des vendredis (« Petite histoire des cimetières à Lausanne« ) et dimanches (« 1815 : la visite manquée du tsar Alexandre Ier« ) se font avec un véhicule historique de l’Association RétroBus Léman. Les autres se font à pied uniquement.

LSNE ESTIVALE logo 2016


« Aux portes de Lausanne : Ouchy et ses hôtes »

Dates: mercredis 20 et 27 juillet, 3, 10 et 17 août
Guides : Sophie Wolf et Chantal Delay

Entre village de pêcheurs, tourisme et loisirs, l’histoire d’Ouchy est riche. A partir de la fin du XIXe siècle s’y côtoient hôtels de luxe et petites pensions, riches voyageurs et logeurs plus modestes. Charles Albert Cingria, se souvient d’un rude hiver passé à Ouchy ; un hiver qui a gelé instantanément les moustaches d’un chat tombé dans une fontaine et qui retenait, collés au sol, les cygnes ayant eu la mauvaise idée de quitter le lac…

Départ: Place du Port, devant l’Hôtel du Château d’Ouchy
Arrivée: Quai devant le Beau-Rivage Palace
Horaire: 18h30-20h30 env.
Durée: env. 2h00. A pied


« Petite histoire des cimetières à Lausanne »

Dates: vendredis 22 et 29 juillet, 5, 12 et 19 août
Guides : Sophie Wolf et Chantal Delay

Les rapports que les hommes ont entretenu avec la mort n’ont pas toujours été aussi estompés qu’aujourd’hui. De la cathédrale aux cimetières du Calvaire (la Sallaz) et du Bois-de-Vaux, venez comprendre les raisons et les façons des pratiques mortuaires. Outre le souvenir de personnes célèbres, nous évoquerons aussi les différentes formes architecturales et paysagères qu’ont pu prendre les cimetières, ces lieux qui sont pensés autant pour les morts que pour les vivants.

Départ: Place nord de la Cathédrale
Arrivée: Cimetière du Bois-de-Vaux. RétroBus ramène volontiers les participants au centre-ville.
Horaire: 18h30-21h00 env.
Durée: env. 2h30. A pied et avec RétroBus


« 1815 : la visite manquée du tsar Alexandre Ier »
(*nouvelle visite!*)

Dates: dimanches 24 et 31 juillet, 7, 14 et 21 août
Guides : Sophie Wolf et Ariane Devanthéry

Octobre 1815 : on annonce le passage du tsar russe Alexandre Ier en Suisse. Les Vaudois sont convaincus qu’il va venir à Lausanne et organisent une journée de réception grandiose. Ils veulent en effet remercier celui qui leur a garanti l’indépendance. En vain, malheureusement. Mais le programme prévu pour accueillir le tsar a été retrouvé…

Départ: Signal de Sauvabelin, devant la « chapelle »
Arrivée: Rue Marterey. RétroBus ramène volontiers les participants au lieu de départ.
Horaire: 18h30-21h00 env.
Durée: env. 2h30. A pied et avec RétroBus


« Naissance des musées »
(*nouvelle visite!*)

Dates: lundis 25 juillet, 1er, 8, 15 et 22 août
Guides : Sophie Wolf et Ariane Devanthéry

A l’heure où le Canton de Vaud entreprend à Lausanne la construction de plusieurs nouveaux musées, intéressons-nous à l’histoire de l’institution qu’est le musée. Entre collections privées et cabinets de curiosités, c’est une plongée dans l’histoire du savoir et de la curiosité.

Départ: Devant le Gymnase de la Cité, vers rue Cité-Devant n° 4
Arrivée: Place Arlaud
Horaire: 18h30-20h15 env.
Durée: 1h45. A pied

Imprimer les visites (pdf)

Livre: « Un Jurassien en Amérique du Nord », par Marie-Angèle Lovis

Association culturelle pour le voyage en Suisse (ACVS) Publié le 25 mai 2016 par blovis9 août 2016

« Un Jurassien en Amérique du Nord. De Cornol à Montréal, le Journal d’Amédée Girard (1893-1897) », édité et introduit par Marie-Angèle Lovis

Editions Alphil, 2016

2016 Livre Maman«Le 2 septembre 1893, le paquebot La Champagne jetait l’ancre dans la baie de New York.»
Ainsi commence le journal tenu par Amédée Girard, un émigré « ordinaire » et anonyme comme des millions d’autres exilés en Amérique à la fin du XIXe siècle.
De New York à Montréal, où il se fixe dès son arrivée, l’auteur note les observations et les impressions que lui inspire son nouveau lieu de vie.
Villageois jurassien contraint à un voyage sans retour, il se livre à l’analyse intérieure dans un style enlevé qui entraîne le lecteur dans les méandres de la grande ville, les chemins tortueux de l’intégration et les tourments de la nostalgie. Mais le récit fait également part des moments de bonheur, des réussites et des rêves de lendemains qui chantent.
Tout en se confiant à son journal intime pour soulager son sentiment de solitude, Amédée Girard s’adonne aussi à l’introspection et propose une réflexion sur ses valeurs, chrétiennes et morales. Il fait enfin œuvre de journaliste et parfois d’anthropologue, en racontant anecdotes et particularités de la vie au Canada.
À la lecture de ce témoignage d’une profondeur et d’une sincérité exceptionnelles, l’émotion est grande et on se surprend à remercier le hasard : en effet, le texte original, qui avait traversé tout le XXe siècle, s’est perdu juste après le scannage de toutes les pages du journal…

→ Commander le livre

Le Festival du livre romantique, Château de Chillon, 3 et 4 juin 2016

Association culturelle pour le voyage en Suisse (ACVS) Publié le 20 mai 2016 par blovis25 mai 2016

2016 Programme-Festival-du-livre romantique 2La Fondation du Château de Chillon et la Fondation pour l’Ecrit (Salon du livre de Genève) unissent leurs compétences afin de coproduire le Festival du livre romantique, qui se déroulera les 3 et 4 juin 2016 dans le cadre enchanteur du Château de Chillon, lieu emblématique d’un état d’esprit et témoin de nombreux épisodes de l’histoire culturelle.

Profitant de l’exposition « 1816-2016 Byron is back ! Lord Byron, le retour » (21 avril – 21 août), qui célèbre le bicentenaire de la visite du poète anglais au Château de Chillon, le festival rassemble, autour du romantisme, de la poésie et de l’histoire, des auteurs, des artistes et des spécialistes de ces thématiques.

A cette occasion, deux salles du Château seront transformées en lieux d’échange entre public, auteur et spécialistes. Une autre abritera librairie et dédicaces dans un espace authentique et historique.

→ Programme
→ Plus d’informations

Exposition « Mélancolie des pierres » à la Fondation Pierre Arnaud, avec conférence de Claude Reichler, 24 mars 2016

Association culturelle pour le voyage en Suisse (ACVS) Publié le 12 février 2016 par blovis12 février 2016

Conférence de Claude Reichler, « Le voyageur romantique et le paysage des pierres »

Jeudi 24 mars 2016, 19h00

Lens (Valais), Fondation Pierre Arnaud, dans le cadre de l’exposition « Romantisme. Mélancolie des pierres »

Le voyageur romantique investit les lieux qu’il visite et les espaces qu’il traverse d’un pouvoir de révélation. Le désert, la mer, le lac, la montagne … sont vécus comme autant de figures de ses émotions, comme si le monde lui offrait de successives révélations de son être. Je voudrais montrer cette relation intime entre le monde et le moi en commentant une série d’images de franchissement de gorges où, suivant une rivière enfoncée dans le creux profond des roches, le voyageur vit le paysage des pierres comme une épreuve, une menace, un refuge, une délivrance. La pierre et la mélancolie composent la tonalité de fond de ces images.
La documentation provient d’illustrations de voyages en Suisse, dessinés et gravés par des artistes de grand talent.

 

Mélancolie des pierres

19 décembre 2015 – 17 avril 2016

2016 Expo Lens romantismeLa vague romantique déferle sur l’Europe dans les dernières décennies du XVIIIe siècle. Venue d’Allemagne et d’Angleterre, elle bouleverse fondamentalement les conceptions artistiques, tant littéraires que musicales et picturales. Aux canons classiques, le romantisme oppose la liberté individuelle de l’artiste. A la primauté de la raison, il substitue l’expression des passions et des sentiments. Cette nouvelle approche s’accompagne d’une conscience aigüe de la destinée humaine et de la condition éphémère de toute chose, y compris la nature dans ce qu’elle a de plus indestructible de prime abord : la pierre. Hommes et pierres sont ainsi liés par un même destin, celui qui conduit à la ruine et ramène tout à la poussière. L’exposition de la Fondation Pierre Arnaud met en scène ce double drame, en deux actes. L’histoire s’ouvre sur les cimes rocheuses et les flèches des cathédrales. L’homme y apparaît sous les traits du héros. Il gravit les sommets, domine la nature et élève des monuments spectaculaires. La seconde partie raconte la lente mais inéluctable dégradation : montagnes érodées par les intempéries, bâtiments tombés en ruines. Première victime de l’œuvre du temps, l’homme, héros déchu, repose désormais sous une pierre devenue sa tombe. Autour de cette thématique originale et inédite, l’exposition rassemble des œuvres de grands artistes romantiques européens: Alexandre Calame, Carl Gustav Carus, François Diday, Gustave Doré, Johann Heinrich Füssli, Théodore Géricault, Francisco Goya, Victor Hugo, Philips James Loutherbourg, John Ruskin, Caspar Wolf,…

www.fondationpierrearnaud.ch

Lien vers le reportage RTS.

Parution du bulletin 2015: Autour du tsar Alexandre Ier de Russie

Association culturelle pour le voyage en Suisse (ACVS) Publié le 20 décembre 2015 par blovis24 janvier 2016

bulletin_ACVS_2015_web_couvPour son bulletin 2015, notre association a retenu un dossier thématique qui fait écho à de récentes recherches menées à l’université de Moscou et qui met en lumière l’importance des Russes dans l’histoire du voyage en Suisse. Ainsi, après le numéro de 2011 consacré aux voyageurs anglais et à leur rôle dans le développement du tourisme, la professeure Danièle Tosato-Rigo, nouvellement entrée dans notre comité, propose au lecteur de s’aventurer sur les pas des Russes en Suisse de la seconde moitié du XVIIIe siècle au début du XIXe siècle. Après un panorama des voyageurs russes entre 1750 et 1850 par Valentina Smekalina, l’article du professeur Andrei Andreev nous fait découvrir les deux brefs séjours du tsar Alexandre Ier dans les cantons suisses lors de la campagne militaire contre Napoléon (1814) puis à l’occasion du Congrès de Vienne (1815). Les deux dernières contributions de ce dossier valorisent, quant à elles, des documents inédits sur cette histoire russe du voyage. Le « rendez-vous manqué » entre les Vaudois et le tsar Alexandre à l’automne 1815 est commenté par Béatrice Lovis à la lumière de sources issues des archives vaudoises. Véritable précurseur des Lettres d’un voyageur russe de Karamzine, le journal de voyage du jeune Paul Stroganov (1787) est présenté par Valentina Smekalina.

Dans la section des « Guides pour une histoire », Ariane Devanthéry prolonge ce dossier thématique des voyageurs russes en Suisse au tournant du siècle. Elle feuillette ainsi les pages du Manuel du Voyageur en Suisse d’Ebel qui indique toutes les curiosités à voir et les « sensations » à expérimenter à Lausanne en 1815.

Ce dix-huitième bulletin se fait également l’écho du dynamisme qui touche les recherches sur l’histoire et la pratique des voyages en Suisse à travers les siècles. Les « glaciers valaisans qui jouent aux archéologues », la magnifique base de données iconographiques Gugelmann ou encore le cabinet de curiosité virtuel « WonderAlp » témoignent de l’actualité et de la vitalité des recherches sur les voyages en Suisse et dans les Alpes.

Bienvenue, à toutes et à tous, sur ces nouveaux chemins ouverts en 2015!

Guillaume Poisson

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« Fribourg vu par les écrivains »: exposition, anthologie et conférence

Association culturelle pour le voyage en Suisse (ACVS) Publié le 12 octobre 2015 par blovis24 janvier 2016

Exposition à la Bibliothèque cantonale et universitaire de Fribourg, avec la participation de l’ACVS (« Les écrivains-voyageurs et le mythe helvétique »)

16 octobre 2015 – 27 février 2016

exposition écrivains voyageursQuels sont les livres qui, à travers les siècles, ont décrit la ville et le canton de Fribourg ? Quels écrivains ont parlé de Fribourg ? Jusqu’au XVIIIe siècle, les voyageurs passent plutôt par Morat, pour découvrir l’ossuaire des Bourguignons, vestige de la fameuse bataille (1476). A la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècles, ils parcourent volontiers la Veveyse et la Gruyère pour admirer les paysages pastoraux rendus célèbres par La Nouvelle Héloïse de Rousseau (1761). Au XIXe siècle, outre l’ermitage de la Madeleine, ce sont l’orgue de Mooser (1834) et les ponts suspendus de Chaley (1834, 1840) qui attirent les voyageurs romantiques dans la capitale. Au XXe siècle, la Seconde Guerre mondiale et l’exil transforment Fribourg en foyer culturel, où séjournent bon nombre d’écrivains.

Vernissage : jeudi 15 octobre à 18h30, avec une conférence du prof. Claude Reichler, « Effeuiller Fribourg – Un voyage de lecteur », et la présentation de la nouvelle édition de l’anthologie « Fribourg vu par les écrivains », établie par Michel Dousse et illustrée par Claudio Fedrigo.

Plaquette publiée à l’occasion de l’exposition Fribourg vu par les écrivains: « Alexandre Dumas à Fribourg » par Michel Dousse (Fribourg, BCU, 2015, 96 p.)

→ Lire la conférence de Claude Reichler

→ Descriptif / bulletin de commande (anthologie)

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ASSOCIATION CULTURELLE POUR LE VOYAGE EN SUISSE
Université de Lausanne – Faculté des Lettres
Anthropole, Section d’histoire (5187.1)
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