Les visites suivantes sont présentées par l’ACVS dans le cadre de Lausanne Estivale 2017. Comme le veut la formule de la manifestation, elles sont gratuites et ouvertes à tous.Les visites des vendredis («Une histoire de la médecine à Lausanne») et dimanches («Portes et passages») se font avec un véhicule historique de l’Association RétroBus Léman. Les autres se font à pied uniquement.
Ces visites ont lieu par tous les temps.
« Une histoire de la médecine à Lausanne », avec RétroBus
L’histoire de la médecine est une formidable aventure à la fois humaine, scientifique et technique. Si pendant longtemps il a mieux valu être médecin que malade (Molière nous l’a maintes fois assuré), cette balade ne vous propose aucun de ces rôles, pourtant traditionnels. Nous vous invitons en effet à porter sur le sujet un regard plus historien, voire parfois plus sociologique ou technique. Du « médecin de l’Europe malade » qu’était Auguste Tissot aux premiers balbutiements de la vaccination (Voltaire vantait Lausanne en disant que l’un de ses amis venait d’y faire inoculer son fils), à la naissance enfin de l’hôpital moderne, c’est à un double voyage thématique que nous vous invitons, un voyage dans la ville autant que dans l’histoire.
Infos pratiques :
Les vendredis 21 et 28 juillet, 4, 11 et 18 août 2017
Heure: 18h30 à 21h00 env.
Départ : en haut de la rue de Mercerie, devant le gymnase de la Cité
Arrivée : jardin de la Solitude.
RétroBus ramène volontiers les visiteurs au centre-ville.
« Les couleurs du temps »
L’histoire de la sensibilité au temps qu’il fait est récente. Nous vous proposons de nous y plonger l’espace de quelques soirs d’été dans la forêt de Sauvabelin…
Les mercredis 19 et 26 juillet, 2, 9 et 16 août 2017
« Si Gibbon m’était conté » (*nouvelle visite!*)
L’historien anglais Edward Gibbon (1737-1794) a fait plusieurs séjours à Lausanne. Il a logé chez des pasteurs, dans de bonnes familles lausannoises et enfin avec un ami. D’une maison à l’autre, nous vous raconterons sa vie et celle de la bonne société à Lausanne à la fin du XVIIIe siècle.
Les lundis 24 et 31 juillet, 7, 14 et 21 août 2017
« Portes et passages », avec RétroBus (*nouvelle visite!*)
Les seuils sont à la fois des lieux d’entrée et de sortie, des lieux donnant accès à une ville, un bâtiment, un chez-soi. Monumentaux ou modestes, ouverts ou fermés, extérieurs ou intérieurs, ils nous donnent une image de la ville, ils nous parlent de nos besoins d’ouverture et de protection.
Les dimanches 23 et 30 juillet, 6, 13 et 20 août 2017

L’exposition 
A première vue, l’année 1816 ne mérite pas une commémoration. Le Congrès de Vienne, où Vaud et Genève ont négocié leur indépendance en rejoignant la Confédération, était ratifié depuis six mois, la Sainte Alliance conclue et Napoléon croupissait à Sainte-Hélène. En France, c’était l’heure des représailles, cette « Terreur blanche » qui a vu de nombreux anciens bonapartistes et républicains prendre le chemin de l’exil, tandis qu’en Allemagne et en Italie l’espoir des jeunes nationalistes s’estompait et qu’en Grande Bretagne la grogne montait parmi les ouvriers, privés de travail à cause de la paix. En Suisse, cette même crise économique poussait les plus démunis à émigrer pendant que la Diète s’intéressait avant tout à réorganiser l’armée fédérale. La météo, chamboulée par l’explosion d’un volcan à onze mille kilomètres de distance, semblait s’inspirer de ce climat politique morose, provoquant des crues dans les lacs, des avalanches et des glissements de terrain un peu partout dans les Alpes, et la dernière grande famine de notre histoire. Pour ajouter encore une touche apocalyptique, des taches noires apparurent sur le soleil à plusieurs reprises, tandis que la prophétie dite de Bologne annonçait la fin du monde le 18 juillet. Malgré ce sombre tableau, 1816 reste une année importante dans les annales du voyage en Suisse, et ceci pour deux raisons. Premièrement, le Grand Tour y reprit ses droits sous une forme plus proche du tourisme moderne que du voyage privilégié des Lumières. […] La deuxième explication justifiant une commémoration est la visite en Suisse en 1816 d’un petit cénacle d’écrivains qui ont contribué à la renommée du Léman et des Alpes. La Gazette de Lausanne, à la date du 25 juin, nota que « parmi le grand nombre d’Anglais qui habitent les environs de Genève, on remarque l’un des poètes les plus distingués de l’Angleterre, Lord Biron [sic] ». […]
La Fondation du Château de Chillon et la Fondation pour l’Ecrit (Salon du livre de Genève) unissent leurs compétences afin de coproduire le Festival du livre romantique, qui se déroulera les 3 et 4 juin 2016 dans le cadre enchanteur du Château de Chillon, lieu emblématique d’un état d’esprit et témoin de nombreux épisodes de l’histoire culturelle.
La vague romantique déferle sur l’Europe dans les dernières décennies du XVIIIe siècle. Venue d’Allemagne et d’Angleterre, elle bouleverse fondamentalement les conceptions artistiques, tant littéraires que musicales et picturales. Aux canons classiques, le romantisme oppose la liberté individuelle de l’artiste. A la primauté de la raison, il substitue l’expression des passions et des sentiments. Cette nouvelle approche s’accompagne d’une conscience aigüe de la destinée humaine et de la condition éphémère de toute chose, y compris la nature dans ce qu’elle a de plus indestructible de prime abord : la pierre. Hommes et pierres sont ainsi liés par un même destin, celui qui conduit à la ruine et ramène tout à la poussière. L’exposition de la Fondation Pierre Arnaud met en scène ce double drame, en deux actes. L’histoire s’ouvre sur les cimes rocheuses et les flèches des cathédrales. L’homme y apparaît sous les traits du héros. Il gravit les sommets, domine la nature et élève des monuments spectaculaires. La seconde partie raconte la lente mais inéluctable dégradation : montagnes érodées par les intempéries, bâtiments tombés en ruines. Première victime de l’œuvre du temps, l’homme, héros déchu, repose désormais sous une pierre devenue sa tombe. Autour de cette thématique originale et inédite, l’exposition rassemble des œuvres de grands artistes romantiques européens: Alexandre Calame, Carl Gustav Carus, François Diday, Gustave Doré, Johann Heinrich Füssli, Théodore Géricault, Francisco Goya, Victor Hugo, Philips James Loutherbourg, John Ruskin, Caspar Wolf,…
Pour son bulletin 2015, notre association a retenu un dossier thématique qui fait écho à de récentes recherches menées à l’université de Moscou et qui met en lumière l’importance des Russes dans l’histoire du voyage en Suisse. Ainsi, après le numéro de 2011 consacré aux voyageurs anglais et à leur rôle dans le développement du tourisme, la professeure Danièle Tosato-Rigo, nouvellement entrée dans notre comité, propose au lecteur de s’aventurer sur les pas des Russes en Suisse de la seconde moitié du XVIIIe siècle au début du XIXe siècle. Après un panorama des voyageurs russes entre 1750 et 1850 par Valentina Smekalina, l’article du professeur Andrei Andreev nous fait découvrir les deux brefs séjours du tsar Alexandre Ier dans les cantons suisses lors de la campagne militaire contre Napoléon (1814) puis à l’occasion du Congrès de Vienne (1815). Les deux dernières contributions de ce dossier valorisent, quant à elles, des documents inédits sur cette histoire russe du voyage. Le « rendez-vous manqué » entre les Vaudois et le tsar Alexandre à l’automne 1815 est commenté par Béatrice Lovis à la lumière de sources issues des archives vaudoises. Véritable précurseur des Lettres d’un voyageur russe de Karamzine, le journal de voyage du jeune Paul Stroganov (1787) est présenté par Valentina Smekalina.