Dans l’un des derniers numéros de la revue de ViaStoria, Claude Reichler s’est penché sur la contribution de Rousseau à la littérature du chemin. Il montre que le philosophe voyageur, qui a mis en évidence la dimension existentielle de la marche, développe une perception complexe des sentiers qu’il parcourt. Leur description se nourrit autant d’une expérience subjective du cheminement que des savoirs scientifiques de l’époque. La dimension spatiale propre aux sentiers se double d’une dimension temporelle. En confrontant le voyageur à l’histoire de l’homme, des sociétés ou de la Terre, l’expérience géographique ouvre en effet le voyageur au temps long.

Claude Reichler, « A l’origine de la littérature du chemin : Rousseau », in « Chemins et transports dans la littérature », Wege und Geschichte, Les chemins et l’histoire, Strade e Storia, Chronos Verlag, Zürich, 2017/1, p. 2-7.

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